En grignotant un "Japan mix" de crackers japonais fabriqués à Rotterdam me viennent des pensées saugrenues : j'ai envie d'entendre la voix chaude de Fanny Ardant me rappeler qu'attendre l'amour c'est déjà aimer, je me demande soudain qu'est devenu Léandro, révélé (le mot n'est pas trop fort, non, vraiment pas) par Popstar 1, et dans la foulée, s'il aime les Japan mix...
La semaine qui s'annonce me procure des vertiges et des angoisses d'une puissance rare. Tout peut basculer, pour le meilleur comme pour le pire. Et il sera aussi dur de gérer le pire que le meilleur, car les angoisses ne disparaîtront pas pour autant.
Je me disais aujourd'hui que même au summum du bonheur, il doit être dans la nature humaine de ne pas prendre ce bonheur pour acquis, et du coup on se met à cogiter sur les probabilités de perdre ce bonheur, sa fragilité intrinsèque, sa préciosité. Et c'est la panique à bord.
Attention, les postnawak sont susceptibles de se répéter prochainement.
Il semble que j'ai passé plus de temps que de raison sur ce bateau. Il tangue dangereusement. La visibilité est nulle. A l'horizon, on n'arrive pas trop à discerner si c'est un iceberg fatal qui pointe le bout de son nez ou une île aux merveilles, pleine de promesses.
Evidemment l'embarcation avait pour but d'atteindre cette île inconnue, l'aborder gentiment, s'enivrer de son soleil et vivre de ses fruits pulpeux.
En attendant on navigue tant bien que mal entre les secousses effrayantes qui vous prennent par surprise et de gigantesques vagues, si grandes qu'on craint d'être englouti en une seconde. Et ce qui devrait être un voyage fait de rencontres et d'escales délicieuses n'est que nausées, vomissements, sanglots et perdition.
Et si la vie c'était ça finalement ? On avance sur une mer turbulente à l'infini, dans le but d'atteindre une terre qui n'existe que sur la carte mais qui reste introuvable, et finalement tout ce qui nous reste c'est le périple lui-même, sans la destination.
Lui : Hi
Moi : Hi
Lui : sexy...
Moi : thanks
Lui : mon petit ami et moi recherchent un type comme qui pour avoir le sexe avec nous. nous sommes dessus et bas. mon boyfreind est français ainsi si vous n'aimez pas les types français, désolé. il a un robinet très grand aime baiser long dur et profondément. si votre pas intersted pas le repley.
Si comme moi vous pleurez de rire, c'est BabelFish ou un autre traducteur de ce type qu'il faut remercier. Ces trucs là sont sans pitié : "dessus" et "bas" pour "top" et "bottom"!... mais la palme revient au "robinet", je me demande quel mot anglais il bien pu taper... une chose est sûre, je ne ferais pas le plombier de service...
Moi : Salut, peux-tu m'en dire un peu plus sur tes goûts (musique, arts, etc) ?
Lui : Salut! Et bien j'aime l'architecture, le théatre, les voyages et tes photos
J'ai l'impression d'avoir déjà vécu cette scène... Je n'ai pas encore terminé ce post que j'ai l'impression de l'avoir déjà écrit cent fois. Petit à petit je m'éloigne des circuits où je m'aventurais, ceux où je tuais le temps en attendant qu'il me tue. Ceux où j'allais puisque c'étaient les seuls où il semblait que quelqu'un m'attendait. Forcément quelqu'un, quelque part. Une frénésie qui me faisait d'ailleurs passer pour quelqu'un qu'au fond je ne suis pas. Juste une impossibilité, une incapacité à supporter la douleur du lien, la traîtrise des sentiments. On me chasse d'une terre, je trouve asile ailleurs. Coeur errant.
Quand soudain, l'été dernier...
Quand soudain, une sorte de coeur au bois dormant s'éveille. Un garçon entre dans votre paysage et vous redonne le souffle qui vous manquait tant. La force dont vous vous pensiez incapable. Des mots nouveaux, des gestes oubliés... en quelques heures il vous refait goûter à ce plat exquis et inespéré. Mais à peine le goût du bonheur déposé sur la pulpe des lèvres, tendues, les yeux fermés pour mieux y croire, que la bulle éclate et vous met à terre : "On t'a reconnu! C'est toi le clandestin! T'as rien à foutre ici! Tires-toi!" Alors on fait ses bagages en vitesse, un avion est déjà prévu. Pas le temps de regarder en arrière. J'ai pas la carte de séjour pour le pays de l'amour.
- Annie Are You OK?
So, Annie Are You OK
Are You OK, Annie
Annie Are You OK?
So, Annie Are You OK
Are You OK, Annie
Annie Are You OK?
So, Annie Are You OK?
Are You OK, Annie?
Annie Are You OK?
So, Annie Are You Ok, Are You Ok, Annie?
Ces derniers temps je repense à la somme incalculable de garçons que j'ai rencontré suite à des chats depuis que je suis célibataire. Et j'additionne les cafés, les terrasses, les appartements, les stations de métro, les plans Mappy, les rues inconnues, les chats (plus rarement les chiens), la vue, la déco avec le détail qui tue, les foutages de gueule (comparer la photo et la réalité et jouer au jeu des 7 erreurs ou plutôt des 7 ressemblances...), les textos débiles, les petits mensonges, les trips à pouffer de rire, les mythos (of course), etc...
Et ça me désole.
Qu'il se soit ou non passé quelque chose. Que cette rencontre laisse le souvenir fadasse d'un ratage prévisible, celui d'une discussion - au moins - intéressante, d'un bon moment ou enfin qu'elle laisse le goût amer et définitif d'un "pas assez", toutes ces rencontres aujourd'hui ne pèsent pas bien lourd. Je suis aussi vide aujourd'hui que lorsque je suis entré dans ce monde étrange appelé "le célibat". Un monde où il vente et il grêle en toute saison. Un monde où le coeur ne (céli)bat plus pour personne.
Un monde où comme dans la langue des signes, un célibataire, ça tourne en rond.
Suite à cet article je ne peux m'empêcher de poster et partager cette chanson.
J'ai l'impression de vivre dans "The Truman Show" et que les auteurs de cette chanson ont observé ma vie, voire lu dans mes pensées pour l'écrire. Je ne vois pas d'autre explication pour que les paroles visent si juste.
La beauté des laids se voit sans délai disait Gainsbourg. J'aime les beautés qui ne sont pas évidentes, celles qu'il a fallu aller chercher dans les tréfonds d'un âme (vaille que vaille) pour qu'elles ne soient révélées qu'à nous et pas aux yeux des autres. C'est là que la beauté vibre. Je suis persuadé qu'on est plutôt plus beau qu'on ne le pense, plus séduisant qu'on ne le croit. Qu'on s'encombre de bien trop de manières et qu'on maquille mal nos complexes. Mais voilà, au lieu de faire de cette humilité un atout de charme, elle nous prive de tout élan vers l'autre.
J'ai créé un nouveau groupe intitulé tout simplement... chocolat.
Il est ouvert à tous. Avec l'évolution de la fonctionnalité des groupes, pouquoi pas y échanger bonnes adresses, découvertes, recettes, trucs insolites, photos, anecdotes, envies...
Parce que le chocolat se fout de la taille de ton pénis.
Parce que le chocolat ne ment jamais.
Parce que le chocolat n'est pas jaloux qu'on aille goûter d'autres chocolats.
Parce que le chocolat n'a jamais la migraine.
Parce que le chocolat est aussi bon qu'on le suce, le lèche ou le morde...
Parce qu'on peut partager le chocolat avec ses amis.
Parce que le chocolat est toujours à portée de main.
Parce qu'une barre de 15 cm ne sera pas jalouse d'une barre de 20 cm.
Alors, on pose sa tablette ou son cookie et on s'inscrit !
Arrêter de te chercher.
Ce serait si simple.
Tu n'es jamais là où je te cherche anyway.
Quand je te suis tu me fuis,
Quand je te fuis... tu me fuis.
Je ne veux pas d'amour.
Je veux du romanesque.
Comme si des répliques de cinéma
étaient cachées à l'intérieur de mes joues
Et qu'elles attendaient le bon partenaire.
Je ne veux pas d'une histoire sage, dans le cadre,
Je veux beaucoup de bruit, du battement, du souffle.
Qu'il me fixe dans les yeux,
Calme le tremblement de mes mains et me dise :
Ne change surtout rien. Reste comme ça.